Cimiez porte des pins parasols dont le houppier laisse voir le ciel : boulevard de Cimiez, abords des arènes, jardins vers le monastère. Une sphère grise y apparaît parfois depuis la terrasse d’en contrebas, en fin d’été. À l’est, le Mont Boron et le Mont Alban sont plus maigres. Pins d’Alep, chemins entre villas, feuillage qui ne tombe pas : le nid secondaire du frelon asiatique y reste masqué plus longtemps. On le suit le soir, toujours vers la même branche. Ce second nid est fermé, avec une bouche sur le côté, haut dans l’arbre. Au printemps, la fondatrice a souvent commencé plus bas : avancée de toiture, cabanon, volet de villa, avant que la colonie gagne le pin. Écrivez si les insectes filent dans les aiguilles, sous le débord, ou s’ils ne font que stationner sur les citrons et le bassin. Le frelon européen, plus roux, préfère un creux : tronc, mur de soutènement, grenier. Les villas de Cimiez et de Carabacel ont des toits à pans et des combles peu ouverts. Là, le nid est brun, ouvert par en dessous, accroché à une panne. On l’entend au dernier étage avant de repérer une tuile soulevée. La trappe appartient au propriétaire de la villa, pas à une cour d’immeuble. De loin, le frelon asiatique se reconnaît au thorax sombre et à la bande orangée. Inutile de s’approcher pour « vérifier ». Le guide frelon asiatique, guêpe, frelon européen aide à décrire la silhouette et l’allure du nid. Le nom change le chantier : volet ou caisson pour beaucoup de guêpes, grenier pour le frelon européen, cime de pin pour le gros nid du frelon asiatique. Sur les hauteurs de Gairaut, Saint-Pancrace et Saint-Barthélemy, bassins, citronniers et parfois des ruches attirent des chasseurs en fin d’été. Seul le couloir de vol, répété, désigne l’arbre : il n’est pas forcément sur la parcelle. Sur la colline du Château, le pin est dans un jardin public. Le gestionnaire du site autorise l’accès, pas l’habitant du quai en dessous.